Définition des plantes potagères

Panier de légumes frais
On retrouve au sein des légumes une forte diversité de formes et de couleurs

Les plantes potagères, également appelées légumes, correspondent aux végétaux dont une partie au moins sert à la consommation humaine.

Les légumes se déclinent en plusieurs catégories :

  • les légumes bulbes (ail, échalote, poireau, oignon)
  • les légumes feuilles (bette, chou, endive, salades, épinard)
  • les légumes fleurs (brocoli, artichaut, chou-fleur)
  • les légumes fruits (tomate, poivron, aubergine, concombre, melon, haricot vert, petit pois)
  • les légumes racines (radis, carotte, topinambour, betterave, navet)
  • les légumes secs ou légumineuses (pois cassés, pois chiches, lentilles, fèves, graines de soja, haricots secs)
  • les légumes tiges (céleri, asperges, fenouil)
  • les légumes tubercules (pommes de terre, patate douce, crosne)

Chaque catégorie comporte plusieurs espèces composées de multiples variétés qui induisent des méthodes de culture différentes.

D’une variété à une autre va changer la croissance de la plante, son port, ainsi que son système racinaire. Ces différences vont nécessiter d’adapter la période de plantation et les protocoles de semis (profondeur, espacement).

Histoire et origine des légumes

Caius Julius caesar, chef romain à la tête d'un vaste réseau commercial

Les légumes tels que nous les connaissons sont l’aboutissement de plusieurs millénaires d’évolution. Certains sont originaires de contrées lointaines et ont traverser les âges et les continents pour arriver jusqu’à nous.

A l’origine de cette richesse : des bouleversements historiques tels que l’expansion de l’Empire romain ou encore les premiers voyages vers les Amériques qui ont permis de ramener et de disperser ces plantes en Europe.

En effet, sur le territoire français actuel, les romains avaient déjà ramené du bassin méditerranéen de précieux fruits et légumes comme les fèves, les lentilles, les pois, les choux, certains légumes feuilles, les poireaux, les asperges, les champignons, les oignons, les navets, les radis, les carottes, la laitue, le céleri, le concombre, les artichauts et l’ail.

Lorsque Christophe Colomb mit un pied sur le continent américain, il ramena avec lui les légumes dits du ‘nouveau monde’ qui avaient un pouvoir calorique supérieur et un gout plus sucré : ils rencontrèrent donc très rapidement le succès qu’on leur connait encore aujourd’hui. Nous retrouvons dans ces légumes du nouveau monde : pommes de terre, haricots, tomates, piments, poivrons, courgettes, courges, maïs.

Avec le temps et l’action humaine, les plantes potagères se sont différenciées de leurs ancêtres sauvages qui se trouvaient auparavant en milieu naturel. Les croisements ont abouti à une grande diversité de variétés, permettant de faire pousser des légumes optimisés. Souvent plus gros et charnus avec une rectification de la texture et du goût, ces perfectionnements ont permis de répondre à nos besoins alimentaires grandissant au fil du temps. Ces améliorations continuent d’ailleurs de suivre leurs cours, même de nos jours.

Illustrations navigateurs
Des légumes que l'on ne connait que depuis le XVIè siècle en Europe
Quelques légumes du nouveau monde

Comment s'y retrouver dans les variétés?

On distingue plusieurs types de variétés : les variétés « anciennes », les « lignées pure » et les « hybridations ».

Les variétés anciennes

Les variétés « anciennes », encore appelées variétés « populations » sont issues d’une sélection commerciale de semences paysannes qui s’est effectuée à la fin du XIXè siècle, avant que le catalogue officiel ne fasse son apparition. Ce sont ces variétés qui présentent la plus grande diversité morphologique et physiologique. Cette richesse génétique est un atout majeur pour leur adaptation à leur environnement qui lui aussi est en constante évolution. L’agriculture a vu le jour avec ces légumes d’autrefois, pour lesquels il est possible de récolter leurs semences et de s’en resservir au fil des ans.

Les lignées pures

Les lignées pures (ou appellation « pureté variétale ») correspondent à des individus issus de la variété ancienne que l’on a isolés pour conserver une caractéristique qui nous intéressait, comme sa résistance à un bio-agresseur par exemple. Ensuite, on multiplie les individus sélectionnés entre eux sur plusieurs générations en effectuant à chaque fois une élimination des éventuels individus qui ne répondent pas au critère désiré. Au fil du temps la population va s’homogénéiser de telle sorte que tous les individus soient identiques sur le caractère recherché. La richesse génétique des lignées sera donc inférieure à celle des variétés anciennes et on obtiendra des légumes davantages réguliers. La capacité d'adaptation de ces variétés sera moindre et l'environnement de ces cultures nécessitera donc d'être plus stable.

Les variétés hybrides

Les variétés hybrides sont des croisements entre deux variétés pures dont les caractéristiques présentent chacune un intérêt morphologique et/ou physiologique. La première génération d’hybride appelé « F1 » héritera des atouts de chacune des lignées : c’est l’effet d’hétérosis. L’inconvénient est que si l’on utilise les semences des hybrides F1, la seconde génération F2 ne bénéficiera plus des mêmes corrections. La variété F1 aura donc un avantage évident dans la production de l’année mais sera instable dans sa descendance, à l’inverse d’une variété ancienne ou d’une lignée pure.

Les variétés hybrides s’adressent donc davantage à une structure tributaire d’un rendement à court terme, avec des pratiques de récolte cadrées et uniformes (industrie).

Comment produire ses graines?

Semences d'avoine
Graines d'avoine

La production de graines issues de variétés hybride F1 risque d’être trop aléatoire et ne présente pas un grand intérêt. Il est donc préférable pour commencer un potager durable d’utiliser des semences traditionnelles comme celles en vente sur notre site qui sont 100% reproductibles !

La récolte des graines s’effectuera différemment d’une espèce à une autre mais d’une manière générale, vous pourrez la faire à pleine maturité de la plante sur un pied à belle floraison ou présentant les plus beaux légumes. Cette sélection vous permettra de repartir avec des graines optimales pour la saison suivante.

Il vous faudra laisser « monter en graine » le pied puis il faudra attendre que l’opercule des graines se soit naturellement ouvert avant de récolter. Il est préférable de récolter les graines par temps sec. Si une fois la récolte effectuée les graines ne paraissent pas bien sèches, il vous faudra les laisser sécher obligatoirement à l’abri de l’humidité avant stockage.

Comment stocker ses graines pour les réutiliser?

Une fois les graines récoltées, il va vous falloir les stocker afin de devenir votre propre semencier pour la saison suivante. Pour se faire, le stockage devra s’effectuer dans un endroit frais et sec, dans des boites en bois, carton, métal, ou encore des sachets en papier.

Attention, il faut impérativement éviter un stockage dans une boite en bois aggloméré ou même dans un mobilier qui en est composé. Ce matériau dégage du formaldéhyde qui nuira à la conservation des précieuses semences.

Sachez que plus la température sera basse et plus la durée de conservation de vos graines sera longue. Préférez donc un endroit sec et frais comme une cave, voire même un réfrigérateur en ayant préalablement mis vos graines dans un contenant étanche.

Exemple de stockage en sac textile
Sac de grains
Réveil de la nature

Levée de dormance ou comment réveiller une graine?

Après les avoir stocker et avant de semer vos graines, il vous faudra les réveiller pour certaines variétés. Cette manipulation nommée « levée de dormance » sert à prévenir les semences que l’hiver est fini et qu’elles vont pouvoir germer l De par leur grande diversité d’origine géographique, chaque espèce aura une levée de dormance particulière. Nous les détaillerons sur chacune des fiches de semences pour celles concernées.

Quand semer?

Il existe une technique pour savoir quand le moment du semis sera venu. Il suffit de prendre une motte de terre (sol préalablement préparé) puis de regarder si les graines d’adventices ont commencé à germer. Si c’est le cas c’est que le semis va pouvoir être fait.

Comment semer ses graines?

Il existe différents types de semis, se réalisant en pleine terre (on dit également "en place"), ou sous abri :

Le semis à la volée

Il consiste à répandre les graines à la surface de la terre à la main et à les recouvrir simplement de terre ou terreau avec un râteau. On finit par damer légèrement le tout.

Le semis en lignes

C’est celui qui est le plus couramment utilisé. On creuse un sillon en tirant une serfouette ou un autre outil le permettant avec un diamètre allant de 20 à 40mm. On dispose les graines au fond du sillon et on recouvre ensuite les semences. Cette technique ne doit pas être utilisée sur un sol trop humide.

Le semis en rang large

A mi-chemin entre le semis à la volée et le semis en ligne, on sème les graines sur des bandes de terre préparées de 8 à 20 cm puis on les enfonce avec un passage léger de « croc ». L’utilisation du terrain est ainsi optimisée. En revanche, cela complique la lutte non chimique donc cette technique est réservée aux sols très propres.

Le semis en poquets

Proche du semis en ligne, il faut simplement regrouper les graines par groupes de 3 à 6 dans le sillon. De cette manière, les plantules pourront s’aider pour briser une éventuelle croûte de surface. La levée est donc plus rapide mais la compétition intraspécifique pour la lumière sera accrue.

Cette méthode spécifique se pratique principalement pour : le cardon, le concombre, le cornichon, la courge, le haricot, le maïs, le melon, le pois, le tournesol.

Le semis en conteneurs

Le semis en pots ou en godets convient pour des plantes qui y resteront jusqu’à leur plantation. Le pot devra être rempli d’un mélange légèrement humide de terre de jardin (1/4), de sable (1/4) et de compost tamisé (1/2).

Le semis en mottes

Il faut confectionner des « mottes » de terre au préalable en utilisant un « presse-motte ». On y dépose sur chacune d’entre elles une ou plusieurs graines puis on arrose régulièrement. Lorsque la plante atteint le niveau souhaité, on peut prendre la motte, solidarisée par le système racinaire, et la replanter en pleine terre.

Conditions optimales pour les plants potagers

L’ensoleillement de votre potager est essentiel donc il faut y songer dès l’implantation de celui-ci sur votre terrain. Veillez aux zones d’ombres que pourraient éventuellement créer les bâtiments ou arbres à proximité. Cela vous permettra de réfléchir à l’agencement de votre potager sachant que certaines espèces préféreront ne pas être exposées au soleil toute la journée.

Concernant l’arrosage, chaque variété aura des exigences particulières mais partez du principe que la majorité des plantes préfère des arrosages modérés et réguliers plutôt que des arrosages très abondants et ponctuels.

Pour éviter les périodes de gel dans le cas d’une espèce très sensible à ce facteur, la période des Saints de Glace (du 11 au 13 mai chaque année) est un bon repère. Passé cette date, les gelées ne seront que très éparses et bien souvent moins sévères

Concernant le paillage, l’amendement du sol ou encore l’utilisation de biostimulants et d’engrais, chaque cas sera différent et c’est bien à vous d’analyser et de comprendre à quel type de sol vous avez affaire.

Pour résumer le jardinage

Qu’il s’agisse de la période de semis ou de la technique utilisée, n’oublions pas qu’il y a autant de façons de faire que de jardiniers. C’est avec le temps que vous réussirez à améliorer vos méthodes et votre rendement alors :

A vos graines, prêts, semez !

…et n’ayez pas peur de finir dans les choux !

Main avec jeune pousse

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