Tomates bio

Botanique d’une plante fascinante : la tomate !

La tomate (Solanum lycopersicum) est une plante appartenant à la grande famille des Solanacées. Cette dernière est caractérisée par son rôle majeur dans l’alimentation humaine : elle regroupe en effet les pommes de terre, les aubergines, les poivrons… Mais elle héberge aussi des plantes toxiques comme la datura ou la douce amère…

C’est une plante herbacée qui se comporte comme une annuelle dans nos régions, mais qui peut être vivace dans son aire d’origine. La tomate a la particularité d’avoir 2 types de croissance : 

  • la croissance déterminée : le développement végétatif sur chaque plant s’arrête précocement après avoir donné un nombre connu de grappes de fruits. Ces types de tomates sont particulièrement prisées par l’industrie agro-alimentaire.
  • la croissance indéterminée : le développement végétatif est infini. Sous nos climats, ce sont les conditions météorologiques qui mettent fin à la croissance des pieds. La majorité des plants de tomates potagers ont ce type de développement.

La tomate a un développement végétatif extrêmement rapide, qui lui vient en partie de son système racinaire puissant (il peut descendre jusqu’à 1 m de profondeur) et très ramifié. Il lui permet une très bonne prospection de divers éléments nutritifs et une bonne hydratation.

Les plants de tomates dégagent une odeur très aromatique

Le feuillage de la tomate est caractéristique et ne ressemble à aucun autre. Leurs feuilles sont alternes de 10 à 25 cm de long, comprenant 5 à 7 folioles, et elles sont dentées sur leur périphérie. La face inférieure est grisâtre, tandis que la supérieure est verte. Elles ont également une forte pilosité et elles dégagent une odeur très aromatique lorsqu’on les touche. Il arrive parfois qu’elles déclenchent des réactions d’allergie cutanée en cas de contacts répétés. Une petite anecdote que tous les jardiniers connaissent est leur capacité à tinter l’eau en jaune lorsqu’on se lave les mains après les avoir manipulées. Elles sont portées par d’épaisses tiges d’aspect ligneux et tout comme les feuilles, elles sont recouvertes de poils dégageant une forte odeur. L’une des particularités des tiges de tomate réside dans leur facilité à se marcotter lorsqu’elles entrent en contact du sol. Les fleurs de tomate apparaissent assez tôt en saison, elles sont pourvues de 5 pétales jaunes soudés à leur base. Les tomates sont auto-fertiles, mais peuvent également être pollinisées par des insectes, comme les bourdons. Il s’en suit le développement d’un fruit charnu formé de plusieurs loges, contenant chacune de nombreuses graines. 

La diversité des fruits de la tomate est impressionnante, ils peuvent faire la taille d’une groseille ou bien peser plusieurs kilogrammes. Ils sont de couleurs variés (tomate jaunestomates vertestomates rouges…) et de formes diverses (lissescôtelés…). Les graines de tomate sont relativement petites, aplaties et velues. Elles ne sont pas digérées, ce qui leur vaut d’être disséminées par les animaux ayant consommé ces baies.

Il existe actuellement plus de 4000 variétés de tomates que l’on peut répartir dans 2 groupes :

Les tomates cerises

Ce sont les tomates les plus proches de la tomate sauvage. Les plants sont très résistants aux maladies, productifs, précoces et arrivent même à se ressemer spontanément. Voici quelques exemples de variétés de tomates cerises :

Tomate cerise jaune en forme de poire

La plante n’a pas besoin d’être taillée et a un développement vigoureux. Les fruits sont très décoratifs.

Tomate cerise Black Cherry

Petites tomates cerises de couleur rouge foncé. C’est une ancienne variété adaptée à la culture en extérieur et de très bonne qualité gustative.

Tomate prune

Elles ont la forme et la taille d'une prune. La variété Pink tiger a un goût sucré et fruité qui font merveille dans une salade.

Les tomates à gros fruits

Elles sont de croissance plus longue que les tomates cerises mais présentent des fruits plus gros et généralement plus doux.

Tomate Rose de Berne

C’est une tomate à la peau légèrement rosée et assez précoce. Elle est de très bonne qualité gustative.

Tomate Marmande

Cette tomate est idéale pour cuisiner les tomates à la provençale

Tomate Cœur de bœuf

Tomate en forme de cœur de très bonne qualité gustative et avec peu de graines.

Histoire et origine de la tomate ou « pomme d’amour »

La tomate aurait pour origine une petite tomate cerise sauvage, Lycopersicum esculentum cerasiforme que l’on rencontre au Pérou. Elle a été exportée de son aire d’origine par les aztèques, qui l’auraient ensuite domestiquée et cultivée au Mexique. Grâce à un travail de sélection et des techniques agricoles avancées, les aztèques avaient déjà créé une bonne diversité de variétés de tomates. Lors de la découverte de l’Amérique par les Espagnols, les conquistadors vont ramener plusieurs plantes potagères : le haricot, la courge et la tomate ! Elle sera ainsi introduite au Portugal, en Espagne et en Italie au début du XVIème siècle. Lors de cette introduction, elle porte un nom peu flatteur, mais bien évocateur de l’époque : la « pomme malsaine ». Elle arrive en Europe à la fin du Moyen-âge, une période de mythes et de croyances… 

La tomate a été cultivée et développée par les Aztèques au Mexique.

La tomate est donc vue comme une plante toxique à cause de sa ressemblance avec les plantes toxiques de la même famille, mais aussi de sa forte odeur, et de la couleur de son fruit. Elle est donc reléguée dans les jardins ornementaux des moines et de la noblesse, mais de nombreux paysans du Sud commencent à la consommer. Elle prend également le nom de « pomme dorée », puis de « pomme d’amour » en Italie, pays dans lequel les tomates seront cultivées assez rapidement par les paysans. En France, il faudra attendre 1778 (soit plus de 250 ans après son introduction) pour que la tomate soit reconnue comme un légume à part entière. La culture de la tomate commence à se propager mais il y a un inconvénient : c’est une plante qui a un cycle de développement très long, c’est pour cela qu’elle reste cantonnée dans le Sud de la France. Il s’en suit alors une sélection sur sa précocité afin de pouvoir la cultiver dans les régions les plus au Nord. Il apparaît alors une multitude de variétés qui suite au travail de sélection des jardiniers, sont adaptées à leur terroir. Dans les années 50, l’histoire de la tomate prend un nouveau virage, celui de la production industrielle. Les premiers hybrides sont créés afin de répondre à une très forte demande et de pouvoir être cultivés de manière mécanisée. Ils sont généralement à croissance déterminée, le murissement des fruits se fait simultanément et ils ont une taille standardisée. Ce changement brutal entraîne progressivement la disparition de nombreuses variétés reproductibles issues de plusieurs centaines d’années de sélection. Les plants de tomates sont plus sensibles aux maladies et aux conditions météorologiques et perdent de leur potentiel gustatif… A titre informatif, en 1996, le catalogue officiel français de semence compte 280 variétés hybrides contre 17 reproductibles … Mais aujourd’hui, et grâce au travail de nombreux jardiniers passionnés, des anciennes variétés de tomates ont pu être sauvées et sont de nouveaux disponibles pour le grand publique ! A noter qu’il existe aujourd’hui plus de 2000 variétés de tomates dans le monde.

La tomate, un délice d’été au potager

Les tomates du jardin ont généralement plus de goût que les tomates industrielles.

La tomate est l’un des légumes du potager les plus consommés ! A titre indicatif, un français consomme en moyenne 25 kg de tomates par an (ce chiffre reste modeste comparé aux grecques qui en mangent plus de 115 kg par an). C’est un légume fruit incontournable du régime méditerranéen qui est à la base de toute une série de recettes savoureuses ! Consommée fraîche, la tomate conserve la majorité de ces vitamines. Elle est l’ingrédient de base d’une célèbre soupe froide Andalouse : le gaspacho. La tomate est régulièrement servie en entrée avec de la mozzarella et du basilic. Elle est aussi utilisée dans la salade grecque, accompagnée de poivrons, d’oignons, d’olives et de féta. Elles sont également délicieuses cuites, à la provençale, en ratatouille, en tian de légumes… La tomate se prête également bien à la transformation et conservation : une fois cuite, elle s’utilise pour faire des sauces ou colis qui sublimeront un plat de pâtes ou une pizza !

Les tomates se conservent également bien une fois séchées et immergées dans de l’huile d’olive avec des aromates. Vous pouvez ainsi les consommer durant toute la mauvaise saison. Pourquoi il ne faut pas mettre ses tomates au frigo ? A une température de 4°C, les tomates perdent les 2/3 des composés responsables de leur goût. A l’inverse, lorsqu’elles sont conservées à température de 20°C, elles continuent de développer leurs arômes. De manière générale, les tomates doivent être ramassées et consommées le jour même.

C’est un fruit peu calorique et majoritairement constitué d’eau, ce qui rend la tomate très désaltérante en été. Au niveau des vitamines, la tomate n’a pas à rougir ! Elle est riche en vitamine C, provitamine A, vitamine B1 et B2. La tomate est essentiellement connue pour son puissant anti-oxydant : le lycopène ! Il permet de lutter contre le vieillissement cellulaire et divers stress oxydatifs. Il est à noter que le lycopène est mieux assimilé par l’organisme lorsque les tomates sont consommées cuites et avec une huile végétale (huile d’olive préférentiellement).

Comment cultiver les tomates au potager ?

La culture des tomates est à la portée de tous les jardiniers. La principale difficulté repose sur la lutte contre les maladies et sur la réussite de ses semis. Commencez-les dès le mois de Février pour les régions les plus au Sud, et dès le mois de Mars pour le reste de la France. Faites vos semis sous abri, dans des godets ou des terrines de culture. Pensez à bien noter le nom des variétés pour chaque plant. Lorsque les plants de tomates sont assez développés, faites un premier repiquage dans des godets plus grands afin qu'elles poursuivent leur croissance. Dès que les dernières gelées sont passées, repiquez vos tomates en pleine terre.

Les semis de tomates se font en godet et sous abri.

Besoin en eau des tomates

Faible

Les tomates ont un système racinaire très développé qui leur permet de capter l’eau en profondeur. Vous pouvez les pailler afin de conserver l’humidité du sol. L’excès d’eau donnent des fruits plus gros mais moins savoureux.

Luminosité

Elevée

La tomate doit être cultivée en plein soleil. L’ombre a un effet néfaste sur son développement, elle ralentit la fructification et augmente le risque d'apparition des maladies.

Température

Elevée

La tomate est gélive et sa température minimale pour la germination des graines est de 18°C. Elle craint le gel, elle doit donc être installée en plein champs une fois le risque de gelées écarté.

Type de sol

Tout type de sol

La tomate n’est pas trop exigeante. Elle se plait dans les sols meubles, légèrement argileux.

Fertilisation

Elevée

Apportez du compost au lombricompost avant la plantation. Des amendements de type Biochar ou basalte sont particulièrement recommandé pour cette culture.

Entretien

L’entretien des tomates n’est pas particulièrement difficile, il convient de les pailler et de les tuteurer. La taille n’est pas obligatoire mais peut être intéressante dans les régions à climat plus frais et humide.

Récolte des tomates

Récoltez les tomates bien mûres et au fur et à mesure des besoins ! En fin de saison et lorsque les températures ont commencé à baisser, vous pouvez récolter les tomates qui n’auront plus le temps de finir de murir pour en faire des sauces et coulis.

Les bonnes associations de cultures pour la tomate

Globalement les tomates sont de bonnes compagnes au potager. Il convient juste de surveiller leur développement qui peut concurrencer les autres cultures. Nous avons sélectionné quelques associations qui fonctionnent bien :

  • Les tomates et le basilic : Plantez des basilics tout autour des pieds de tomates. Ils occuperont l’espace au sol tout en éloignant certains insectes et maladie. Le basilic sera ensuite utilisé en cuisine en même temps que les tomates !
  • Les tomates et les œillets d’Indes ou tagètes : Les œillets d’Indes appelés également tagètes sont des fleurs très aromatiques qui ont la particularité d’éloigner les nématodes phytopathogènes. Ces derniers sont de grands ennemis des tomates à cause des dégâts qu’ils provoquent sur leurs racines.
  • Les tomates et les salades : Vous pouvez repiquer des plants de tomates dans votre plate-bande de salades. Le temps que les tomates se développent les salades auront grossies et seront récoltables !

Les plantes à éviter de cultiver en compagnie des tomates

Les tomates ne s’entendent pas avec les pommes de terre et le fenouil. Les pommes de terre véhiculent des maladies alors que le fenouil ralentit leur croissance.

Comment produire ses propres graines de tomates ?

La production de semences de tomate est relativement simple et adaptée aux jardiniers débutants ! Elle repose sur 4 points :

1 - La culture des portes graines de tomates :

Il n’y a pas besoin de cultiver des plants pour la production de graines seules. Vous utiliserez les tomates destinées à être consommées.

2 - La sélection des tomates :

C’est le point le plus important dans la production de semences de tomate. Dans tous les cas, il faut éloigner les variétés sur une distance d’au moins 2 m pour éviter les croisements et conserver la pureté variétale. Cependant rien ne vous empêche de créer vous-même d’autres variétés ! Sélectionnez ensuite les plants suivant plusieurs critères qui vous tiennent à cœur comme :

  • La précocité : ce critère est primordial si vous vous situés dans la moitié Nord de la France. Marquez le pied qui aura donné les premières tomates au jardin à l’aide d’un ruban. Vous garderez les graines de ce pied pour faire vous semences de l’année prochaine.
  • La productivité : c’est un critère intéressant pour les jardiniers qui consomment ou transforment beaucoup de tomate. Vous pouvez tenir un cahier de suivi des productions par plant et sélectionner les pieds qui produisent le plus !
  • La résistance aux maladies : Chaque jardinier redoute le moment ou va apparaître le terrible mildiou des tomates… Vous pouvez axer votre sélection sur la résistance à cette maladie. Pour cela, marquez le dernier plant de tomate qui aura été atteint ou qui résiste le mieux au mildiou. Vous utiliserez ses fruits pour vos graines de l’année prochaine.
  • Le goût : C’est un critère de sélection essentiel, nous jardinons pour le plaisir mais également pour avoir des tomates savoureuses. Lorsque vous préparez vos tomates, goutez un morceau de chaque fruit et gardez les graines de celui qui vous aura fait voyager !

3 - La récolte et le nettoyage des graines de tomates :

Les graines de tomates doivent être récoltées sur des fruits bien mûrs et exempts de maladies. Avec la pointe d’un couteau ou une petite cuillère, sortez les graines des loges et passez-les à l’eau clair dans un chinois ou petit tamis. Frottez-les délicatement afin de détacher la pulpe, puis mettez les graines à sécher sur un petit torchon. Après plusieurs semaines de séchage, mettez vos graines en sachet papier.

4 - Le stockage des graines de tomates

Pensez à noter le nom de la variété et l’année de la récolte sur votre sachet de graines. Stockez-le ensuite dans un endroit frais et sec. Les graines de tomates conservent leur faculté germinative durant 4 ans et parfois plus.

Les ravageurs des tomates

Les maladies des tomates

  • Mildiou de la tomate : c’est la maladie la plus redoutée des jardiniers car elle peut anéantir toute une récolte et des mois de travail ! Elle est provoquée par un champignon Phytophtora infestans qui sévit en condition humide. La première infestation peut avoir lieu dès le printemps, lors d’une pluie, les éclaboussures de l’eau sur le sol remettent en suspension les spores du mildiou qui passe l’hiver dans le sol. Les feuilles du bas sont les premières atteintes par ses gouttelettes et développent rapidement la maladie. C’est pour cela qu’il est conseillé de pailler les tomates le plus tôt possible afin d’éviter que la pluie projette les spores du mildiou sur les tomates. A partir du mois de Juin, les spores du mildiou sont propagés d’une plante à l’autre par le vent, et sur de longues distances. Ces spores germeront par temps humide sur les feuilles de tomates. La maladie est foudroyante et provoque des taches brunes sur les feuilles et les tiges qui vont ensuite se dessécher. Le mildiou s’attaque aussi aux fruits qui vont présenter des taches jaunes qui vont évoluer pour devenir noires avant que le fruit ne finisse par pourrir. Vous pouvez agir en prévention en espaçant les plants de tomates afin que les pieds sèchent plus rapidement après une pluie, vous pouvez également les cultiver sous abri ou contre un mur. Un autre point important est de limiter l’apport de fumier, trop riche en azote, qui va favoriser le développement de la maladie. Vous pouvez également agir en pulvérisant un produit éliciteur qui va booster les défenses de la plante avant l’apparition de la maladie : le chitosan. Il peut également être utilisé en début d’infestation.

Fonte des semis : c’est une maladie fréquente sur les jeunes plants de tomates cultivés sous abri. Ce champignon qui s’attaque aux racines provoquent un flétrissement et la mort de la plantule. Pour limiter son apparition, mélangez du biochar à votre terreau de plantation et limitez les arrosages. N’oubliez pas que les tomates sont des plantes qui tolèrent la sécheresse !

Moucheture : la moucheture est une maladie provoquée par une bactérie banale Pseudomonas syringae qui est habituellement sans danger pour la plante. Mais en cas de forte humidité, elle peut s’attaquer aux tomates et provoquer l’apparition de petites tâches noires de 2 mm. Elle concerne généralement les plants sous abri. Pour limiter son développement, réduisez l’arrosage et aérez les plants s’ils sont sous abri.  

L’alternariose de la tomate : tout comme le mildiou, l’alternariose de la tomate est l’une des maladies les plus fréquentes. Elle est provoquée par un champignon Alternaria tomatophila qui se développe en été ou en fin de saison, lorsque les conditions sont humides. Il est disséminé par le vent, la pluie et les jardiniers lors de leur passage dans les plantations de tomates. Sur les feuilles, l’alternariose provoque l’apparition de taches jaunes qui virent au brunâtre avec des motifs concentriques. Sur les tiges, on observe des taches brunes avec les mêmes motifs concentriques. Les fruits sont eux aussi touchés, au niveau du point d’attache de la tomate à la plante. Ils présentent une grosse tache noire qui attaque le fruit en profondeur. Prenez les mêmes mesures que pour le mildiou en pulvérisant un produit éliciteur : le chitosan

Nécrose apicale ou maladie du cul noir : Ce n’est pas une maladie à proprement parlé mais plutôt une carence en calcium. La tomate n’assimile pas correctement cet élément, ce qui a pour conséquence de provoquer le pourrissement du fruit à son extrémité. Arrosez vos plants régulièrement et sans excès. Si cette maladie est récurrente, vous pouvez apporter un amendement organique contenant une bonne quantité de calcium : la poudre de coquilles d’huîtres.

Les insectes ravageurs et autres organismes nuisibles des tomates

Un paillage clair peut désorienter les ravageurs avant qu'ils ne s'installent sur les plants.

Mineuse de la tomate : c’est l’insecte le plus dommageable pour les cultures de tomates.  La mineuse de la tomate, Tuta absoluta, est un petit papillon originaire d’Amérique du Sud. Elle était essentiellement cantonnée au Sud de la France mais avec le réchauffement climatique et les cultures sous serres, elle a tendance à se propager au Nord. La mineuse de la tomate pond ses œufs sous les feuilles et les chenilles fraîchement écloses vont s’en nourrir tout comme les tiges et les fruits. Elles entrent dans le végétal et provoque des mines blanches caractéristiques. Lorsque les dégâts sont importants, les fruits ne sont plus consommables et pourrissent rapidement. Il existe une stratégie de lutte biologique efficace contre ce ravageur : tout d’abord il convient d’installer un piège à phéromone dès la plantation des plants de tomates. Il vous permettra de surveiller les premiers vols du papillon et donc le début de la reproduction. Dès les premières captures de papillons dans le piège, vous pouvez faire un lâcher de trichogrammes anti mineuses de la tomate. Ce sont des micro guêpes qui parasitent les œufs de la mineuse et qui empêchent donc l’apparition des chenilles. Il faut effectuer un lâcher lors de chaque pic de vol du papillon. Vous pouvez également installer des Macrolophus qui s’attaquent aux stades baladeurs des mineuses de la tomate.

Noctuelle de la tomate : c’est la chenille d’un petit papillon de nuit (Helicoverpa armigera) qui s’attaque aux tomates. Le papillon pond ses œufs au mois de Mai et les chenilles qui en sortent vont dans un premier temps s’attaquer aux jeunes feuilles avant de pénétrer dans les fruits. Ce ravageur est surtout présent dans le Sud de la France mais il existe d’autres noctuelles pouvant s’attaquer aux tomates : la noctuelle potagère, la noctuelle gamma et la noctuelle arpenteuse de la tomate. Pour lutter contre ces ravageurs, vous pouvez pulvériser un insecticide biologique à base de Bacille de Thuringe.

Puceron : plusieurs espèces de pucerons peuvent s’attaquer aux tomates, les espèces les plus communes sont : le puceron vert et rose du rosier : Macrosiphum euphorbiae, le puceron vert du pêcher : Myzus persicae, le puceron du cotonnier : Aphis gossypii et le puceron de la digitale : Aulacorthum solani. Il faut noter que les pucerons sur tomates sont rarement dommageables, sauf pour les tomates sous serres. En effet, les prédateurs naturels des pucerons n’arrivent pas toujours à entrer sous les abris, ces derniers ne sont plus contrôlés et se mettent à proliférer. En extérieur les pucerons ne poseront pas de problèmes. En cas de forte infestation, pulvérisez un insecticide végétal polyvalent. Ne lâchez pas de coccinelles, les espèces que nous proposons à la vente sont inefficaces contre les pucerons.

Nématode des racines : ce sont des nématodes phytopathogènes, c’est-à-dire qu’ils s’attaquent exclusivement aux plantes. Pour les tomates, ce sont les nématodes appartenant au genre Meloidogyne qui posent problème. Ces petits vers se nourrissent des racines en pénétrant à l’intérieur. Ils induisent la formation de galles caractéristiques. Il n’est pas possible de lutter contre eux une fois les tomates attaquées, par contre, il existe plusieurs solutions préventives. Tout d’abord ces nématodes se plaisent dans des sols légers, sableux et pauvres en matière organique. Amendez donc régulièrement votre sol avec du compost afin de le rééquilibrer. Les tagètes ou œillets d’Indes secrètent par leurs racines des composés répulsifs contre les nématodes phytopathogènes. Vous pouvez donc les associer aux cultures en les plantant à proximité du pied de tomate. Dans tous les cas, pratiquez une rotation de culture d’au moins 3 à 4 ans.

Tétranyque tisserand ou araignée jaune : Le tétranyque tisserand, Tetranychus urticae, est un petit acarien rouge / jaune qui colonise les feuilles de nombreuses cultures dont la tomate. Il se nourrit en piquant les feuilles afin de prélever de la sève. Il en résulte l’apparition de petites taches blanches, un jaunissement des feuilles et leur dessèchement. En cas de forte pullulation, des toiles recouvrant les feuilles sont visibles. Les dégâts peuvent être considérable sous serre car les araignées rouges sont favorisées par des conditions sèches et humides ! Pour lutter contre elles, ouvrez votre serre et augmentez l’humidité ambiante. Vous pouvez également lâcher des Macrolophus qui sont de redoutables auxiliaires pour lutter contre cet acarien !

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