Melon bio

Le melon, une cucurbitacée douce et sucrée

Comme pour les courges et les concombres, le melon (Cucumis melo) appartient à la famille des cucurbitacées. Il s’agit de plantes coureuses, rampantes ou bien grimpantes. Ils peuvent s’accrocher aux branches ou tout autre support grâce à leurs vrilles. Le melon est une plante monoïque, c’est-à-dire qu’elle porte à la fois des fleurs mâles et femelles. 

De manière globale, les melons nécessitent beaucoup de chaleur pour pouvoir pousser, mais il existe de nombreuses variétés précoces, adaptées aux climats plus frais.

Il existe 4 types de melons :

Les melons Cantaloup

Appelé également melon musqué, il forme des fruits de taille moyenne (1 à 2 kg) et il est plutôt précoce. Leur conservation est assez faible, les fruits doivent donc être consommés rapidement après la récolte. La variété la plus connue est sans nul doute le melon charentais. Il a un goût très parfumé et reste relativement hâtif. Il existe néanmoins de nombreuses autres variétés telles que le melon Noir des Carmes qui est plus précoce que son cousin le Charentais.

Un melon recouvert d'une toile liégeuse est appelé un melon brodé

Les melons brodés

Comme son nom l’indique, les melons brodés ont une peau parsemée de lignes liégeuses formant un réseau de toiles. Comme pour le melon Cantaloup, ses fruits sont de tailles moyennes et très parfumés. Ils se conservent par contre mieux. Les principales variétés de melons brodés sont le melon Brodé Jenny Lind (petits fruits très juteux et sucrés)

Le melon jaune est un melon d'hiver de bonne conservation

Les melons d’hiver

Ces melons se caractérisent par leur très bonne conservation (plusieurs mois). Ils contiennent beaucoup d’eau mais peu de sucres. Leur culture nécessite beaucoup de chaleur. Les variétés Boule d’or et Jaune des Canaries sont les plus cultivées.

Les melons sucrins

 Ce sont des melons relativement petit (moins de 1 kg) et qui ont une forte teneur en sucres. Ils sont assez précoces et de conservation moyenne. Le melon Petit gris de Rennes est une très bonne variété adaptée au climat frais. Il existe d’autres variétés comme le melon Sucrin de Tours.

Histoire et origine du melon

Le melon est une cucurbitacée d’origine africaine. Les traces de sa culture ont été retrouvée en Egypte durant l’Antiquité. Au Ier siècle, il commence à être cultivé en Grèce puis en Italie, c’est alors un plat de luxe réservé aux riches romains. C’est au début du Moyen-Âge qu’il est introduit en France, mais sa texture peu sucrée lui vaut d’être utilisé comme nos concombres actuels. C’est seulement au XVIème siècle que des variétés sucrées sont introduites et sélectionnées. Certains melons sont cultivés dans la résidence d’été des papes (cantaluppo) et donnent naissance au melon Cantaloup actuel.

Le melon, le fruit star de l’été

En entrée, le melon se marie bien avec un bon jambon cru

Très attendu chaque année, le melon se retrouve sur tous les marchés au milieu de l’été. Son succès réside dans sa richesse en eau, qui le rend désaltérant en période de chaleur, et dans son goût sucré et très parfumé. 

Le melon est principalement consommé tel quel, en entrée. Accompagné ou non de jambon cru ou de porto. Il peut aussi être cuisiné pour confectionner de délicieux sorbets ou confiture de melon.

Au niveau nutritionnel, le melon est riche en potassium, ce qui permet de lutter contre la rétention d’eau. Il contient aussi de la provitamine A (bêta-carotène), un puissant anti-oxydant. Sa teneur en vitamine C est également intéressante.

Comment cultiver les melons au potager ?

Le melon est une plante assez difficile à cultiver car il est très exigeant au niveau des température. Si elles sont trop basses, le melon végète et risque de pourrir. Il est délicat de le cultiver en pleine terre en dehors de la moitié Sud-Ouest de la France.

Besoin en eau

Modéré

Tout dépend des variétés. Un paillage de foin ou de paille est conseillé.

Luminosité

Plein soleil

Le melon ne supporte pas l’ombre.

Température

Elevée

Le semis a lieu lorsque les températures sont supérieures à 15°C.

Type de sol

Meuble et bien drainé

Les terres lourdes ont tendance à retenir l’eau, ce qui peut engendrer un pourrissement des racines

Fertilisation

Elevé

Le melon est une culture gourmande. Il faut bien amender son sol avant la plantation avec par exemple du fumier, compost ou lombricompost. Il apprécie également un amendement riche en potasse.

Entretien

Mis à part un paillage épais et du désherbage, le melon n’est pas très exigeant en soins. Il peut être taillé pour hâter la fructification. Pour cela, taillez la tige principale au-dessus de la 2ème feuille dès l’apparition de la 4ème feuille. Lorsque les melons apparaissent, laisser au moins 2 feuilles après le fruit puis tailler.

La récolte a lieu lorsque la feuille correspondante au melon commence à flétrir et se fermer. Un autre indicateur de maturité est le changement de couleur de la peau, l’odeur parfumée qui se dégage, et la formation d’un cerne au point d’attache du pédoncule.

Les plantes compagnes du melon

Comme pour la courge, le melon s’entend bien avec le maïs et les haricots. Il peut être conduit comme une milpa (association des 3 sœurs).

Le maïs confère une ombre légère et une haie brise vent aux plants de melons. Les haricots quant à eux, enrichissent le sol et se servent des maïs comme tuteur. Le melon va couvrir le sol et le protéger des intempéries.

L'association maïs, haricot et melon est idéale au potager

Les plantes à ne pas cultiver à proximité des melons

Le melon ne se plait pas à proximité des courges ou des pommes de terre.

Comment produire ses graines de melon ?

La production de ses propres semences de melon est à la portée de tous, elle repose sur 5 étapes :

  1. La culture des melons : Si vous souhaitez produire vos graines de melons, vous ne devez cultiver qu’une seule variété à la fois. En effet les fleurs sont fécondées par les abeilles, et parfois sur de longues distances. 
  2. La sélection des melons : Il faut tout d’abord préserver les caractéristiques de la variété. Sélectionnez les melons qui répondent à vos critères, comme par exemple le goût, la précocité, la résistance à la sécheresse… Pour les melons, c’est souvent la précocité qui est le trait de sélection le plus recherché. Vous pouvez marquer le premier melon formé avec un ruban de rafia autour du pédoncule, ce sera lui qui servira à produire vos graines pour l’année prochaine !
  3. La récolte des melons : Pour que les graines soient viables, vous devez récolter vos melons à pleine maturité. Un signe qui ne trompe pas est un détachement léger du pédoncule.
  4. L’extraction et le nettoyage des graines de melons : Au moment de la préparation du melon, récupérez les graines et passez-les à l’eau clair dans un tamis. Frottez-les légèrement pour éliminer les petits morceaux de chair. Mettez-les à sécher sur un torchon au sopalin durant plusieurs semaines avant de les stocker en sachet (papier idéalement).
  5. Conservation des graines de melon : Une fois sèches, les graines doivent être conservées dans un endroit frais et sec. Elles peuvent se garder durant 6 ans.

Les ravageurs du melon

Les maladies du melon

Le melon est assez sensible aux maladies lorsque les conditions météo ne lui conviennent pas. Les maladies les plus fréquentes sont :

  • L’oïdium : C’est la principale des maladies du melon. Il se développe en cas de forte humidité. L’oïdium des cucurbitacées se caractérise par l’apparition d’un feutrage blanc et poudreux sur les feuilles. Ces dernières se mettent à sécher et mourir. Afin de vous en prévenir, évitez d’arroser le feuillage et paillez généreusement le sol afin d’isoler le feuillage de la terre. Des traitements préventifs sont possibles avec des décoction ou purins de prêles.
  • Le mildiou des cucurbitacées : Assez fréquente, cette maladie est elle aussi favorisé par l’humidité et des températures de 20°C. Il apparaît des taches jaune pâle et anguleuses sur les feuilles et les tiges. Les feuilles meurent rapidement, compromettant les récoltes. Vous pouvez limitez ou retardez l’apparition de la maladie en paillant généreusement la zone des cultures des melons. En effet la maladie est inoculée par les éclaboussures d’eau et de terre projetées sur les feuilles lorsqu’il pleut.
  • La fusariose du melon : Cette maladie est caractérisée par un jaunissement des nervures des feuilles qui se mettent ensuite à sécher et mourir. La tige est ensuite touchée, ce qui entraine la mort du plant de melon. Elle est favorisée par un temps frais (20°C) et sec. C’est sans nul doute la maladie la plus dommageable pour les melons et il n’existe pas de moyen de lutte efficace.
  • L’anthracnose du melon : Appelée également nuile rouge, cette maladie provoque l’apparition de taches brunes à rougeâtres sur les feuilles. Sur les fruits, se sont des taches rondes et creuses qui apparaissent, ce qui entraine leur pourrissement.

Les insectes et autres nuisibles du melon

Les pucerons du melon

Ce sont principalement 4 espèces qui s’attaquent aux melons : le puceron vert du pêcher (Myzus persicae), le puceron du cotonnier (Aphis gossypii), le puceron vert et rose de la pomme de terre (Macrosiphum euphorbiae), le puceron de la digitale (Aulacorthum solani). En se nourrissant, les pucerons provoquent un ralentissement de la croissance de la plante et des boursouflures. Un moyen efficace de lutter contre les pucerons du melon est d’effectuer un lâcher de larves de coccinelles à 7 points.

Les limaces

Ces petits gastéropodes font de gros dégâts sur les jeunes plantules de melon. Elles peuvent anéantir toute une culture fraîchement repiquée. Nous vous conseillons l’utilisation de nématodes anti-limaces.

Les aleurodes

C’est surtout sous serre que les aleurodes peuvent causer problème aux cultures de melon. Cette petite « mouche blanche » piquent les feuilles de melon pour se nourrir de leur sève. La plante s’affaiblit et les feuilles jaunissent. Pour lutter contre les aleurodes, pensez à effectuer un lâcher de Macrolophus de manière précoce.

Ooops !

Cette page n'existe pas, ou à été déplacée
Faites une recherche sur notre site :

Votre expert en lutte biologique