Chitosan

Stimulateur biologique des défenses de la plante à base de chitine

Le chitosan est un stimulateur des défenses naturelles des plantes. C'est un produit biologique qui s'applique de manière préventive pour mettre les plantes en état d'alerte. Ainsi préparées, ces dernières sont beaucoup plus résistantes aux pathogènes et mettent en place de nombreuses barrières de protection. Elles tombent donc moins souvent malades, et si cela arrive, elles présentent des symptômes atténués autorisant ainsi le maintien d'un bon rendement.

Le chitosan est la pierre angulaire de la lutte biologique contre les maladies. Il s’utilise en préventif dès l'apparition des premières feuilles des légumes, des plantes ornementales ou des petits fruits. Son effet est renforcé avec des applications répétées et lorsqu'il est combiné à l'utilisation d'autres stimulateurs de défenses des plantes comme la décoction de prêle ou l'anti maladie polyvalent.

Le chitosan permet de réduire l'utilisation de Bouillie Bordelaise et limite ainsi la pollution au cuivre des sols et ses impacts négatifs sur la biodiversité.

La formulation liquide de ce produit favorise la préparation de la bouillie. Elle est la plus concentrée en chitosan du marché ce qui permet de réaliser jusqu'à 50 L de bouillie et de traiter jusqu'à 2500 m² de cultures.

Format économique de 100 mL avec pipette doseuse

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Description Chitosan

Qu’est-ce que le chitosan ?

Le chitosan est une substance biologique obtenue à partir de la dégradation naturelle des carapaces de crustacés. Celles-ci sont très riches en chitine, la deuxième fibre naturelle la plus répandue après la cellulose

La chitine est bien souvent le principal constituant des insectes et des champignons responsables des maladies des plantes

Ce produit est fabriqué à partir des exosquelettes de crevettes, il contribue donc à la valorisation des biodéchets et limite ainsi le gaspillage. C’est le chitosan le plus concentré du marché (115 g/L de chlorhydrate de chitosane, dont 100 g/L de chitosane). Sa formulation liquide simplifie grandement l’application contrairement aux autres produits présentés sous la forme de poudre dont la dissolution n’est pas toujours aisée.

Le chitosan est une substance totalement naturelle et inoffensives pour les insectes auxiliaires ou pollinisateurs. Enfin, c’est un excellent stimulateur des défenses naturelles de la plante.

Le chitosan est issu de la chitine, une fibre naturelle composant le squelettes des crevettes

Les défenses naturelles de la plante

Les végétaux ont un système immunitaire totalement différent de celui rencontré chez les mammifères. Ici pas de lymphocytes ou d’anticorps, mais une foule de composés de défenses qui sont sécrétés en réponse à un stress biotique (ravageurs, champignon, bactérie, virus…) ou abiotique (sécheresse, gel, grêle…).  Les défenses phytosanitaires font appel à des mécanismes de résistances passifs ou actifs

Les mécanismes de protection passive de la plante

Les mécanismes de protection passive constituent les défenses de base de la plante. Ils sont propres à chaque espèce végétale, mais leur expression ou intensité peut varier d’une plante à l’autre en fonction des adaptations à son environnement. Ce dispositif de défense passive se traduit généralement par la présence de barrières physiques et d’un ensemble de composés biochimiques.

Le feuilles de houx bénéficient d'une cuticule cireuse la rendant peu sensible à de nombreuses maladies

Les barrières physiques se déploient à plusieurs niveaux :

  • Les épines et poils présents sur le feuillage peuvent ralentir le développement des pathogènes, mais ils servent surtout de protection contre les insectes ravageurs ou les animaux herbivores.
  • L’épiderme des plantes caractérisé bien souvent par la présence de cires ou d’une cuticule, une fine membrane imperméable à la surface des feuilles. Cet épiderme est généralement suffisant pour contrôler la plupart des pathogènes à l’instar des bactéries, champignons et virus qui profitent généralement des blessures pour infecter la plante. A noter toutefois que les champignons sont capables de perforer cette première barrière pour infecter la plante.
  • La paroi pectocellulosique qui enveloppe la cellule végétale en la protégeant des attaques des pathogènes.

L’arsenal de protection naturelle de la plante s’appuie également sur la présence dans les tissus végétaux de nombreux éléments de défense comme des alcaloïdes (le plus connu étant la nicotine dans le tabac, qui a des propriétés insecticides), des polyphénols aux propriétés antibactériennes et fongicides et enfin des huiles (à l’instar des huiles essentielles). 

Ces mécanismes naturels suffisent généralement à protéger la plante mais il arrive que certains pathogènes les surpassent.

Se mettra alors en place toute une cascade de réactions biochimiques, qui induira une résistance active de la plante.

La nicotine du tabac est une protection très efficace contre les insectes ravageurs

La résistance active des plantes

Lorsque les agents pathogènes passent les défenses passives de la plante, ils vont se fixer sur des récepteurs tapissant les cellules végétales. Cela entraine une reconnaissance des agents infectieux et induit le déclenchement d’une batterie de réactions de défense visant à les isoler et les éliminer dans les plus brefs délais.   

On distingue deux types de réactions actives. 

  • La première est une réaction spécifique, qui est due à la présence chez la plante d’un gène de résistance au pathogène détecté. Cela entraine une riposte immédiate hypersensible : la plante applique la politique de la terre brulée en éliminant les cellules infectées. Cette technique est très efficace, mais il est rare que les plantes soient résistantes aux principales maladies les attaquant.

  • La deuxième est une réaction non spécifique au pathogène. Le but est dans ce cas-ci de contenir ou d’éliminer un quelconque bioagresseur. Cela s’inscrit dans un premier temps au niveau de la zone attaquée, on parle alors de résistance locale. Ce phénomène induit la sécrétion et la dissémination de messages d’alertes sur l’ensemble des cellules végétales, qui prépareront dès lors leur propre défense. On parlera alors de résistance systémique acquise qui place la plante dans un état d’alerte permanent, et qui favorise une riposte rapide et efficace contre les pathogènes. C’est la vitesse de cette réaction qui agit en général sur la sévérité d’une attaque. 

Les éliciteurs et l’induction d’une réaction immunitaire chez la plante

Dans le cadre d’une resistance systémique acquise, des composés naturels sont émis par la plante. Ceux-ci déclenchent alors une série de réactions en chaine de défense chez les végétaux. Ces composés, au rôle prépondérant, sont appelés des éliciteurs

Une prêle en forme de queue de renard

Ils peuvent être inertes, mais ils proviennent bien souvent d’éléments biologiques.

Ainsi, on distingue des composés éliciteurs émis par la plante à l’instar de la pectine, émise lors de la dégradation de la paroi des cellules végétales, au cours de l‘attaque de champignons par exemple.

Les éliciteurs biotiques peuvent également être exogènes, c’est-à-dire provenir d’un autre organisme. On peut ainsi citer différents éléments comme des protéines ou des peptides, mais l’élément principal est bien souvent la chitine ou la chitosane, deux composés rencontrés lors des attaques de champignons phytopathogènes

Une fois les éliciteurs produits et reconnus par la plante, ils vont induire dans un premier temps un épaississement de la paroi des cellules végétales. Cette défense physique permet de ralentir, voire d’empêcher d’éventuels spores fongiques, germes bactériens et autres virus de s’installer dans les tissus de la plante. Dans un second temps, un ensemble de barrières biochimiques vont se mettre en place. Cela passe notamment par la sécrétion de protéines de stress et de phytoalexines.

Ces molécules antimicrobiennes s’attaquent directement aux pathogènes. 

Le stimulateur des défenses naturel à base de chitosan : BeeGreen®

Ce produit constitue la formulation la plus concentrée en chitosan du marché, il permet donc de traiter une surface importante. C’est de plus une formulation très stable dans le temps.

Il contient de plus le chitosan sous 2 formes pour une action encore plus efficace.

  • Une fraction longue, qui n’est pas assimilée par la plante mais qui va avoir une action directe sur les pathogènes rencontrés au niveau du feuillage et de la tige. En effet, cette forme de chitosan à des propriétés fongistatiques et bactériostatiques : en d’autres termes, elle inhibe le développement des pathogènes.
  • Une fraction de petite taille (le chito-oligosaccharide, plus connu sous le nom de COS) qui agit en tant qu’éliciteur et qui entraine les réactions de stimulation des défenses naturelles

Comment bien protéger les plantes avec du chitosan

Ce produit permet de lutter de manière préventive contre l’apparition des maladies cryptogamiques telles que le mildiou, l’oïdium, la rouille, la moniliose ou le botrytis. Il permet également de limiter le développement des bactérioses lorsque les plantes sont blessées ou bien attaquées par des insectes piqueurs suceurs à l’instar des thrips, des pucerons, des aleurodes ou des cochenilles

Afin d’obtenir une efficacité optimale contre les maladies, nous vous recommandons de combiner les modes d’action. Pour cela, appliquez en alternance avec le chitosan, d’autres stimulateurs de défenses naturelles des plantes à l’instar de l’anti-maladie polyvalent ainsi que de la lécithine ou de la décoction de prêle en respectant les usages préconisés.  

A noter qu’il est également possible d’appliquer le chitosan en présence des symptômes mais son efficacité sera moins importante. Nous vous recommandons d’utiliser une eau légèrement acide pour maximiser l’efficacité du chitosan (pH eau 6-6,5) en préférant de l’eau de source ou de l’eau de pluie. N’appliquez pas de produits à base de cuivre en même temps que le chitosan (pas de bouillie bordelaise) et épandez la préparation de chitosan dans la journée suivant la dilution du produit. 

Les pucerons peuvent transmettre des maladies aux végétaux

Dosages et utilisation du chitosan

Le dosage du produit est très facile à mettre en œuvre puisque le flacon de 100 mL de chitosan est vendu avec une pipette de 3 ml avec une graduation au mL. La haute concentration de cette formulation permet de réaliser 50 L de solution et de traiter jusqu’à 2500 m². Il n’y a pas de délai avant récolte à respecter avec ce produit. 

Il existe différents usages pour le chitosan :

Des tulipes dont le bulbe a été trempé dans du chitosan

Le premier est le traitement des bulbes de plantes ornementales à l’instar des tulipes ou des jacinthes, ou bien des plants de pommes de terre au moment de la germination. Pour cela on réalise une solution à 0,5 % de chitosan (1ml de chitosan dans 199 mL d’eau) et on réalise un trempage de chaque bulbe ou tubercule avant de les placer en terre.    

Le deuxième usage est un traitement foliaire de nombreuses cultures à l’instar des petits fruits, des plantes ornementales et des légumes. Diluez 1 mL de chitosan dans 500 mL d’eau. Ce volume permet de couvrir une surface comprise entre 12,5 et 25 m². Appliquez cette solution dès l’apparition des premières feuilles en pulvérisant bien les deux faces du feuillage. Respectez une fréquence d’utilisation hebdomadaire pour les plantes ornementales et les petits fruits, et bimensuelle pour les légumes. Vous pouvez réaliser jusqu’à 8 applications par an avec le chitosan

Réglementations et précautions d’emploi pour le chitosan stimulateur des défenses de la plante

Le chlorhydrate de chitosane est approuvé en tant que substance de base par le règlement d'exécution (UE) n°563/2014 du 23 mai 2014. Il est également utilisable en agriculture biologique, conformément à la réglementation européenne en vigueur.

Veillez à éviter tout contact du produit avec la peau ou les yeux : de ce fait, il est conseillé de porter des gants et des lunettes pour l’application du chitosan. Ce produit ne présente aucun classement toxicologique ou eco-toxicologique. Pour des raisons d’hygiène, ne buvez pas le produit. 

En parallèle, veillez à ce que les plantes traitées soit suffisamment fertilisées, la stimulation des défenses naturelles mobilisant des ressources nutritionnelles.

Conservez le produit à l’abri du gel et dans un local dont la température ne dépasse pas 40°C. 

Le chitosan, un allié des plantes mais également des insectes

Outre le rôle protecteur du chitosan vis-à-vis des plantes, de récentes études ont montré que cette substance naturelle avait également un impact bénéfique sur les populations d’abeilles. En effet, il a été prouvé que des abeilles ayant consommé du chitosan en automne étaient beaucoup moins sensibles à une maladie due à des champignons (Nosema apis). Le chitosan favorise la survie hivernale des colonies et accroit la résistance des abeilles aux maladies cryptogamiques. 

Remarque : N’utilisez pas le Beegreen pour nourrir vos abeilles, cette spécialité n’étant pas prévue à cet usage. 

Enfin, le chitosan bénéficie d’une innocuité totale vis-à-vis des insectes auxiliaires et des microorganismes du sol contrairement à la bouillie bordelaise. 

Les abeilles ayant ingéré du chitosan sont plus résistantes aux maladies fongiques