Les Chrysopes

Les chrysopes

Les chrysopes sont des insectes Neuroptères de la famille des Chrysopidae. Elles sont mondialement implantées à l’exception de l’Australie. Les chrysopes sont très communes en France et sont largement utilisées pour le contrôle biologique de nombreux ravageurs via deux espèces principales à savoir Chrysoperla lucasina et Chrysoperla carnea.

Biologie des chrysopes

La chrysope se développe au cours de sept stades à savoir l'œuf, trois stades larvaires, la prénymphe, la nymphe et l'adulte. La chrysope adulte mesure entre 20 et 30 mm de long et possède de larges ailes translucides et nervurées. Celles-ci ne pouvant se replier, elles forment une sorte de toit au-dessus de l’insecte. Le corps de l’adulte est vert et ses yeux sont dorés du printemps à l’automne. La forme hivernale diapausante est soit jaune, soit brune. Les œufs sont ovales, verts et déposés sur la face inférieure des feuilles. Ils sont montés sur des pédoncules souples transparents d’environ 4 mm de long. Cette position haute diminue l’intensité de la prédation et les phénomènes de cannibalisme fortement rencontrés chez les chrysopes. Les œufs de chrysopes peuvent être pondus isolément ou par petits groupes à proximité des foyers de pucerons ou d’autres proies. Une fois sorties des œufs, les larves de chrysopes passent par trois stades mesurant entre 2 et 10 mm de long. Chez la chrysope verte, les larves sont allongées et possèdent de longues pattes. Leur appareil buccal est très développé à l’instar de leurs crochets suceurs et de leurs mandibules proéminentes. Les larves de chrysopes sont de couleur marron crème et leur tête est grise. Deux bandes brunes convergentes sillonnent les flancs de l’insecte tandis que des bandes marron strient le centre du corps. Enfin de nombreux tubercules pilifères couvrent les flancs de la larve de chrysope lui conférant un aspect velu. Le dernier stade larvaire est suivi d’un stade de prénymphe qui prépare la nymphose en tissant un cocon blanc. Celui-ci mesure environ 8 mm et est fixé sous les feuilles par de nombreux fils qui constituent une pelote de protection pour la chrysope.

Les chrysopes, de bons agents de lutte biologique

La chrysope verte Chrysoperla carnea, est principalement inféodée aux strates herbacées au contraire de sa cousine Chrysoperla lucasina qui préfère vivre dans les arbres et arbustes. Chez ces deux espèces de chrysopes, les adultes se nourrissent de pollen et de nectar de fleurs mais aussi du miellat sécrété par les pucerons, les psylles ou les cochenilles. Seuls les larves de chrysopes sont prédatrices. Elles sont très polyphages. Ainsi, même si les larves de chrysopes peuvent se nourrir de pucerons, de thrips, d’aleurodes, de tigre du platane, d’acariens phytophages, de cochenilles farineuses, de psylles ainsi que d’œufs et de larves de lépidoptères.
En l’absence de nourriture, elles deviennent cannibales. Elles chassent leurs proies au hasard durant la nuit. Lorsqu’une larve de chrysope rencontre une proie, elle la saisit avec ses mandibules et lui injecte sa salive avant d’en aspirer le contenu. En cas de fortes pullulations de ravageurs, la larve de chrysope peut tuer un grand nombre de proies sans pour autant les consommer entièrement.

La chrysope consomme les trois quarts de ses proies au dernier stade larvaire. Les femelles sont plus voraces que les mâles et ont une durée de vie deux fois plus longue (1 mois).

Les chrysopes, en traitement de fond, permettent de lutter contre un large panel de ravageurs. Ce coté généraliste est très intéressant mais contre des problématiques bien précises, comme par exemple les pucerons, il vaudra mieux utiliser des espèces plus spécifiques, à l’instar des coccinelles (même les adultes chassent contrairement au chrysopes)

Les paramètres impactant l’efficacité des lâchers de chrysopes

L’intensité de la prédation des chrysopes dépend de la densité de proies sur la plante, de leur nature, de la température ainsi que du stade et du sexe de la larve mais aussi de la plante. En effet, les poils présents sur certaines plantes pubescentes ralentissent considérablement les mouvements des larves de chrysopes (et plus généralement de la plupart des auxiliaires) et gênent la prédation.
Chez la chrysope verte, la durée totale du cycle de développement dépend là encore de l'humidité relative, du type de proies consommées et de la température. Ainsi, l’œuf devient adulte en 69 jours à 16°C, 35 jours à 21°C et 25 jours à 28°C qui constitue la température optimale de développement chez la chrysope verte. Les températures chaudes supérieures à 35°C lui sont létales. La chrysope verte peut accomplir son cycle en conditions très froides (aux alentours de 0°C) si tant est qu’il y ait une alternance avec des températures plus douces (10°C). Selon les espèces, les chrysopes peuvent accomplir entre deux et quatre générations par an. Au cours de sa vie, une femelle adulte pond entre 400 et 500 œufs. La diapause est induite par une diminution de la photopériode. Au contraire, les femelles diapausantes émergent lorsque la durée des jours s’allonge au printemps. Les larves de chrysopes sont généralement actives la nuit. Elles sont très peu visibles le jour, les larves se cachant sous les feuilles.
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